Jean-Pierre ROUSSARIE et son équipe ont insisté au cours de la campagne des Municipales sur l’importance qu’ils attachaient à la démocratie
locale. Ils ont souligné que les pratiques qui lui correspondent sont quelque peu tombées en désuétude dans notre Commune.
Le développement de la démocratie locale est un objectif ambitieux et exigent. C’est aussi un sujet de débat.
Démocratie locale et démocratie participative.
Certain parlent de « démocratie participative » ou « d’expression directe » qui sont des idées plus ou moins proches de celle
de « démocratie locale ».
La démocratie participative est intéressante parce qu’elle privilégie l’idée que tout citoyen, ou groupe de citoyens, peut prendre la parole
librement et être respecté dans ce qu’il exprime.
Personnellement, je suis convaincu depuis longtemps – et d’autres aussi ! ! - que l’avenir d’un territoire se trouve, d’une manière ou
d’une autre, tôt ou tard, dans la parole des gens de ce territoire.
Il y a cependant un problème que pose la démocratie participative : les citoyens ne peuvent pas tous et de
façon égale participer aux débats, divers et variés, qui ont lieu dans leur ville… problèmes de temps, de boulot, de niveau d’information pour intervenir sur telle ou telle question, etc.
Du coup, certains vont jusqu’à dire non sans raisons que « ce sont toujours les mêmes qui participent à …la démocratie participative » !
Passer du discours à la pratique, c’est proposer une organisation concrète…c’est instituer des formes d’échanges.
Nous avons parlé de « démocratie locale » parce que cela englobe l’idée de participation. Mais la démocratie locale c’est aussi la
volonté de faciliter la prise de parole à des personnes qui n’ont pas l’habitude ou toutes les facilités pour participer aux débats « publics ». Elle suppose de créer des conditions qui
permettent à un maximum de citoyens de dire ce qu’ils ont envie de se dire ou de dire aux élus.
La démocratie locale ne repose pas uniquement sur des discours ou sur quelques réunions éparses ou opportunistes dont
on se sert pour dire que l’on pratique la démocratie.
La démocratie s’organise :
Il y a tout d’abord les « endroits » et des « rendez-vous » qui sont institués en faveur de l’information, des échanges et de
l’expression des citoyens de la Commune.
Cela est exigeant en temps, en préparation et en écoute de la part des citoyens autant que de la part des élus.
Une autre exigence consiste à se prêter, quand on est élu notamment, à la contradiction et au débat.
Démocratie locale et contre-pouvoirs.
L’enjeu est aussi l’expression de contre-pouvoirs.
Pour des élus c’est une question de courage que de susciter des sources de critique de l’action municipale. Mais c’est aussi une nécessité parce
qu’un pouvoir qui annule toutes formes de contre-pouvoirs a tendance à contrôler différentes sortes d’organisations ou d’institutions locales et à créer peu à peu le vide autour de
lui.
Information unilatérale ou débats collectifs ?
La forme des échanges est également en cause : Si les informations sont exclusivement dirigées du « haut vers le bas », si c’est
toujours le ou les mêmes qui apportent les réponses aux questions posées, on reste dans le formalisme démocratique. (C’est même plutôt du simulacre quand la concertation n’a lieu qu’après que les
décisions soient prises !).
L’unilatéralité dans les échanges convient d’autant moins à notre époque que beaucoup de questions d’aujourd’hui sont trop complexes pour qu’un
seul personnage aussi intelligent ou « haut placé » soit-il puisse avoir « réponse à tout » sans réunir des points de vue différents.
Une culture de la démocratie locale a besoin de temps longs pour mûrir et s’enrichir.
Certains font remarquer que lorsqu’on organise des réunions dans le cadre Communal « les gens n’y parlent que de trottoirs, de pots de fleurs
ou autres sujets individuels ».
Cette façon récurrente de présenter les choses sert souvent de prétexte pour conclure que la démocratie locale ne vaut pas le coup dés lors
qu’elle ne sert qu’à enregistrer des doléances personnelles ou « ponctuelles »…et pour, finalement, raréfier les échanges ou les transformer en « grandes
messes ».
Outre le fait que toutes les expressions sont utiles et dignes d’intérêt on peut faire le pari que la régularité et la bonne organisation des
échanges produiront progressivement un enrichissement de leur qualité et de leur intérêt.
La démocratie locale comme source d’appropriation de ce qui se passe sur une Commune.
Enfin, je voulais souligner que, lorsque les gens ne se sentent plus assez informés, consultés…écoutés, ils abandonnent et finissent par se
désintéresser de la vie locale.
Peu à peu se crée une forme de désappropriation de ce qui se passe dans la Commune et de son avenir. Cela ne fait que conforter les tendances
actuelles à l’individualisme et au repli sur soi ou sur le cercle familial. Cela contribue aussi à l’effacement des dynamiques collectives et, même, à une perte d’identité de la
Cité.
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Cela peut paraître un peu dérisoire d’insister sur des idées aussi simples et anciennes !
En voici une autre importante : dans notre Démocratie « représentative » et après les débats divers et variés, consensuels ou
contradictoires, structurés ou désordonnés… il ne faut pas oublier que ce sont les élus qui ont, en dernier ressort, la responsabilité de trancher et de décider. Mais leurs décisions seront
d’autant mieux « instruites » qu’elles auront été précédées par la consultation et le débat !
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Conscients de l’importance qu’il y a à relancer la démocratie sur notre Commune, Jean Pierre ROUSSARIE et son équipe proposent une organisation et, notamment, quatre mesures concrètes :
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Création d’un Conseil des Sages.
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Etablissement de Conseils de Quartiers dotés de moyens suffisants pour organiser des échanges et diverses initiatives à l’échelon des quartiers.
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Comptes rendus de mandats tous les 6 mois.
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Activation et animation des Commissions extra-municipales.
Bernard BARBARY
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